LE LIVRE DE LOUANGE DE L'ÉGLISE JUIVE

« Je chanterai des louanges à mon Dieu tant que j'aurai un être. »

Psaume 146:2

Considérez la gloire et l'utilisation du livre des Psaumes.

I. Pensez d'abord à la rareté et à la préciosité de ce don unique à l'Église. — La caractéristique de l'hébreu était sa religion, et non sa littérature. La race hébraïque a laissé derrière elle un trophée correspondant à cette caractéristique. Ce n'était pas un code de lois, incarnant les grandes questions de justice, même si Moïse était de la postérité d'Abraham. Ce n'était pas un volume de poésie, aux pages immortelles desquelles les siècles ajoutent une beauté impérissable ; du moins, ce n'était pas un volume de poésie en tant que tel. C'était quelque chose de plus inhabituel. Si nous mesurons la valeur des produits par leur réalité, alors les prières sont les plus précieuses de tous les produits. Le Livre des Psaumes est si rare et unique.

II. Notez certaines des utilisations générales du Psautier. — (1) Les Psaumes font ressortir avec une influence pratique inaccessible l'idée d'un Dieu vivant et personnel, le Créateur, le Juge et l'Ami des hommes ; Son caractère moral ; l'ensemble des vérités appelées à tort ou à raison religion naturelle. (2) Les Psaumes font ressortir comme rien d'autre l'idéal de la religion spirituelle. ( a ) Ils nous montrent que la plus grande récompense de la religion est en elle-même.

( b ) Ils nous disent que l'idéal spirituel de l'homme n'est pas dans son essence formel ou cérémoniel. ( c ) Ils montrent, comme caractéristique du caractère spirituel inconnu de toutes les autres religions, un sens profond et permanent du péché ; une sainteté qui naît non de l'effort, mais de la conscience sentant un fardeau et de la foi qui l'impose à un Sauveur.

III. Les Psaumes sont une preuve de l'existence du monde divin, tout comme la musique est la preuve de l'existence d'un monde d'harmonie. — Nous possédons des aspirations au-delà de nos besoins actuels. Ils ne liront jamais vraiment l'homme qui oublie qu'il porte une prophétie spirituelle, aussi vrai qu'il porte sans histoire naturelle. De cette prophétie, les Psaumes sont les énoncés accumulés. Ils nous disent que même si l'arbre de l'humanité, enfoncé dans le sol d'une myriade d'âges, a des racines qui descendent plus bas que la « cabine du sauvage », jusqu'à « l'antre de la brute », pourtant en haut il a des vrilles qui s'étendent s'élèvent vers la lumière de l'immortalité. « Je suis continuellement avec toi ; Tu m'as tenu par ta main droite. « Ce Dieu est notre Dieu pour toujours et à jamais ; Il sera notre guide jusqu'à la mort.

— L'archevêque Alexandre.

Illustrations

(1) « Chrétien, fixez votre regard sur le Christ et vous le louerez bientôt. Demeurez sur cet Agneau de Dieu jusqu'à ce que vous vous oubliez vous-même et que vous vous perdiez dans le merveilleux amour pour vous, pécheur coupable. Lisez le sens de ces gouttes de sang, de ce regard angoissé et de ce cri amer. Tout était pour toi. C'était parce qu'il souffrait pour ton péché, et que tu pouvais monter sur le trône de Dieu, un pécheur racheté par le sang et pardonné ! Reste sur cet amour jusqu'à ce que le moi soit oublié et que les louanges remplissent ton âme.'

(2) 'Un Psaume comme le 146e n'a guère besoin du Gloria à la fin pour le mettre pleinement en harmonie avec notre culte chrétien. Il contient un triple trois en un. Il a un cœur d'adoration qui bat par trois. De l'étrange triple vibration des bénédictions et des descriptions de l'Ancien Testament, le Psautier partage abondamment.'

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