For there they that carried us away captive required of us a song; and they that wasted us required of us mirth, saying, Sing us one of the songs of Zion.

Car là, ceux qui nous ont emmenés captifs ont exigé de nous une chanson - littéralement "paroles d'une chanson" - une chanson joyeuse (hébreu, Shir). Aussi bien intentionnée que fût la demande, elle sonna pour les Juifs une ironie amère de leur demander d'associer le chant joyeux à l'exil de Sion de leurs affections naturelles et spirituelles. Leurs conquérants voulaient qu'ils se réconcilient avec leur sort, éloigner Sion de leur mémoire et se sentir chez eux à Babylone. Le roi d'Assyrie a donc essayé de rendre l'idée de la déportation moins désagréable (Ésaïe 36:17).

Et ceux qui nous ont gaspillés ont exigé de nous la joie, (en disant,) Chantez-nous une des chansons de Sion - `une des chansons joyeuses ne sera pas chanté aux grandes fêtes «de Sion». "Ils qui nous ont gaspillés." Le Targum chaldaïque traduit, 'nos déprédateurs' [ towlaaleeynuw (H8437), de shaalal (H7997), en gâcher, la lettre hébraïque taw (t) étant substituée à la lettre hébraïque shin (sh) dans l'idiome chaldaïque, que les Hébreux ont acquis en exil. Sinon, à partir de taalal (H8524), à faire en tas (cf. Psaume 79:1). Alors Buxtorf. Mais Gesenius le prend de yaalal (H3213), pour pleurer; ceux qui nous font pleurer]. Ce sens actif est favorisé par le parallèle, «ceux qui nous ont emmenés captifs», plutôt que comme Hengstenberg, le passif, «Et (ils exigeaient) de nous, les pillés, la joie». Les mots «ceux qui nous ont emmenés captifs» et «ceux qui nous ont gaspillés» impliquent qu'ils se demandaient ce que leur propre traitement injuste des Juifs rendait impossible pour ces derniers de donner.

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