Matthieu 5:43

I. Notre-Seigneur ne dit pas ici que tous les hommes doivent nous être également chers, ou également estimés de nous. Il ne substitue pas un vague principe de philanthropie universelle à la chambre de ces affections spéciales qui naissent soit de la parenté, soit de la bonté ; il ne nous enseigne pas non plus à honorer le mal et le bien, le juste et l'injuste. Ce qu'il veut dire, c'est affirmer dans toute sa plénitude la loi de Dieu : « Tu aimeras ton prochain », et nier dans toute son application le corollaire des scribes : « Tu haïras ton ennemi. Il interdit complètement la haine et ne lui permettra aucune place légitime dans nos cœurs.

II. La parabole merveilleusement simple et efficace du Bon Samaritain éclaire en un instant toute l'affaire devant nous ; car elle nous apprend que les offices de l'amour du prochain ne dépendent ni du caractère de celui qui les revendique, ni de la manière dont il nous traite. Il est en un sens naturel de haïr nos ennemis ; mais c'est seulement naturel parce que notre meilleure nature a été misérablement changée et corrompue. C'est l'instinct non de la vraie, mais de l'humanité déchue de brûler de colère et de rendre le mal pour le mal.

III. Observez les raisons que Christ donne pour cette loi. C'est pour que vous soyez les enfants de votre Père qui est dans les cieux, et que vous soyez parfaits, comme votre Père est parfait. C'est l'esprit de la perfection chrétienne, car l'amour est l'accomplissement de la loi. C'est l'esprit du Seigneur, car Dieu Lui-même est amour. Bien qu'il y ait un amour particulier qui serre dans une étreinte affectueuse les élus, les rachetés et les croyants, il y a aussi dans le cœur de Dieu un amour pitoyable, ardent et compatissant qui fait du bien à tous, s'efforçant de les rendre bons.

On se persuade quelquefois que, s'ils doivent aimer leurs propres ennemis, ils doivent haïr ceux qui sont ennemis de Dieu, et à peine cette idée prend-elle pied dans leurs pensées qu'elle s'étend et étend son domaine, et sous le couvert d'un devoir pieux, toute méchanceté, haine et manque de charité se déchaînent dans leurs cœurs trompeurs. Mais la parole du Seigneur est des plus absolues et sans réserve. L'amour est dû à tous, bons et mauvais, justes et injustes ; car notre devoir ne dépend pas du leur, et notre esprit ne doit pas non plus être réglé par le leur.

WC Smith, Le Sermon sur la montagne, p. 146.

Références : Matthieu 5:43 . Spurgeon, Matin par Matin, p. 72. Matthieu 5:43 . HW Beecher, Christian World Pulpit, vol. xxxi., p. 53. Matthieu 5:43 .

Ibid., vol. xx., p. 188 ; G. Macdonald, Sermons tacites, p. 217 ; J. Oswald Dykes, Les lois du royaume, p. 111 ; Ibid., Le Manifeste du Roi, p. 311. Matthieu 5:44 . C. Taylor, Expositor, 3e série, vol. vi., p. 364. Matthieu 5:45 .

Spurgeon, Sermons, vol. xxiv., n° 1414 ; S. Cox, Expositions, vol. ii., p. 58 ; RW Dale, Le réveil évangélique, p. 193. Matthieu 5:46 . HW Beecher, Christian World Pulpit, vol. xxiv., p. 356. Matthieu 5:46 ; Matthieu 5:47 . RW Dale, Réveil évangélique, p. 60. Matthieu 5:47 . Spurgeon, Sermons, vol. XVIII., n° 1029.

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